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kélonia     l'observatoire des tortues marines constellation.tif
constellation.tif

Organisées à l’occasion des expositions
temporaires ou en corrélation avec des événements
locaux et nationaux, ces manifestations abordent
des sujets très divers ayant pour thèmes
principaux les tortues marines, leurs protections
et celle de leurs habitats.

Manifestations gratuites
ouvertes à tous les publics.
Uniquement sur réservation

Contact :

chargée de communication
t. 0262 34 81 10


© Lucia Simons

© Claire Jean


© Lucia Simons

©Marie Lauret-Stepler

mercredi 7 juillet 2010
15h15

Gratuit, uniquement
sur réservation

Suivi de l'activité de ponte des tortues marines de Juan de Nova

Animée par Marie LAURET-STEPLER
(assistante pédagogique et scientifique, Kélonia)

Le suivi des populations de tortues marines sur les îles Éparses, commencé dans le milieu des années 70 par l’Ifremer, a montré l’importance de ces îles en tant que site de ponte pour la tortue verte. Ce suivi, auquel s’est associé Kélonia, se poursuit de nos jours par un comptage quasi journalier des traces de montée en ponte des femelles. Le comptage des traces sur un long terme a permis de mieux connaître l’évolution de la reproduction (saisonnalité et tendance) dans le temps. La reproduction des tortues marines sur Juan de Nova présente des différences avec ce qui est observé sur les autres îles Eparses.

Pour cette île située en plein milieu du canal du Mozambique, la fréquentation des femelles est beaucoup moins importante que sur Tromelin, Glorieuses et Europa. Cependant la saisonnalité de reproduction semble être marquée par deux pics de ponte : un faiblement marqué pendant l’hiver austral et un plus fortement marqué en été austral. Depuis la fin de l’année 2006, la largeur des traces est mesurée afin de différencier les traces de tortues vertes et celles de tortues imbriquées. En effet, la largeur des traces et l’empreinte laissée sur le sable sont spécifiques à chaque espèce. Les données recueillies montrent la présence non négligeable des deux espèces qui peut expliquer la saisonnalité particulière sur ce site.



© Lucia Simons

© Lucia Simons



mardi 15 février 2010
10h30

Gratuit, uniquement
sur réservation

Les îles Eparses, 25 ans de recherche sur les tortues marines

Animée par Jerome BOURJEA
(ingénieur en halieutique, biologiste marin, Ifremer Réunion)

Les lagons et mangroves des îles Éparses ne sont pas que des sites de reproduction pour les tortues marines. Ce sont également des habitats de développement pour les immatures de la Tortue verte et dans une moindre mesure pour les immatures de la Tortue imbriquée. Or cette étape du cycle biologique, cruciale pour la conservation des tortues marines, est beaucoup moins connue que celle de la reproduction, et ce, notamment en termes de localisation, de temps de résidence, de structure en taille et de taux de croissance annuel.

Les différentes missions effectuées dans les îles depuis 2005 ont permis de marquer 256 Tortues vertes et imbriquées immatures et d’en recapturer 30 entre 2008 et 2009. Les premiers résultats indiquent que le temps de séjour de ces immatures de Tortue verte est de plusieurs années dans la mangrove d’Europa et les lagons de Juan de Nova et Glorieuses. Ils indiquent également que les taux de croissance mensuels moyens des immatures de Tortue verte sont variables selon les îles.

Les immatures de Tortues imbriquées sont moins abondants que ceux de Tortues vertes dans les lagons et pentes externes des îles de Juan de Nova et Glorieuses. En revanche, une prospection de la mangrove d’Europa a mis en évidence une zone de résurgence des eaux externes dans la mangrove qui présente un écosystème marin proche de celui du lagon externe de l’île, avec la présence d’espèces de poissons et de coraux typiques de platiers coralliens tropicaux. Cette résurgence constitue un habitat de développement exceptionnel pour les Tortues imbriquées qui y trouvent le gîte et le couvert.



© Georges Hughes © Georges Hughes © Georges Hughes
© Georges Hughes © Georges Hughes © Georges Hughes

© S. C. / Kélonia



mercredi 21 avril 2010
15h15

Gratuit, uniquement
sur réservation

Temperature d’incubation des oeufs de tortue verte a Itsamia (Mohéli) : impact du réchauffement climatiqueAnimée par Anfani M’soili, ADSEI (Association pour le Développement Socio-Economique d'Itsamia) et Stéphane Ciccione, Kélonia

Itsamia à la pointe Est de Mohéli, est le site de ponte de tortues vertes habité le plus important du Sud-Ouest de l’océan Indien. Jusqu’à 150 femelles peuvent monter pondre sur 2km de plage en une nuit. L’ADSEI (Association pour le Développement Socio-Economique d’Itsamia) et Kélonia, réalise depuis 1998 le suivi de la reproduction des tortues marines sur 5 plages du village. Ce suivi montre un accroissement important du nombre de femelles grâce à une lutte constante contre le braconnage.

Cependant outre l’accroissement de la pression des braconniers qui perdure, l’étude des nids souligne une forte sensibilité aux conséquences du réchauffement climatique. La pose de thermomètres enregistreurs au sein des nids a montré une température d’incubation élevée. Chez cette espècele sexe des bébés tortue dépend de la température d’incubation. Des températures supèrieures à 29°C entrainent une production presque exclusive de femelles, si la température dépasse 35°C cela provoque une mortalité des embryons.



© Georges Hughes

© Georges Hughes



samedi 13 février 2010
15h15

Gratuit, uniquement
sur réservation

46 ans d’études et de conservation des Tortues Marines en Afrique du Sud
Animée par Georges Hughes
Ancien Directeur des parcs du Kwazulu Natal
Membre de l'UICN Commission des aires protégées
Ancien Président du Comité Scientifique de l'IOSEA

Depuis 1963, le programme de Conservation des tortues marines est devenu une des grandes réussites de la Conservation en Afrique du Sud :

Le principal facteur de cette réussite est l’implication de l’ensemble des partenaires : communauté THENGA, opérateurs privés, touristes, autorités chargées de la conservation. Tous ont œuvré pour assurer la durabilité du programme.

Des exemples d’autres espèces, comme les grands mammifères (rhinocéros, girafes), qui ont également bénéficié de gestion durable, seront également abordés.



Baleine et son petit

© Crackoi

mercredi 16 septembre 2009
17h

Gratuit, uniquement
sur réservation

Le chant des baleines à bosse
Animée par Violaine Dulau de l'association Globice 

Les baleines communiquent entre elles à plus de 100km de distance en produisant des sons appelés «chants». Elles pourraient  également les utiliser comme un sonar pour se repérer sous l’eau. Ces messages répétitifs et complexes sont propres à chaque espèce qui les utilise. Les baleines à bosse manifestent ainsi leur intérêt pour la sélection de leur partenaire sexuel. Bien que très structurés, la signification exacte de ces chants reste encore un mystère indéchiffrable. 

Comment les baleines entendent-elles? comment produisent-elles leurs chants? improvisent-elles ou suivent-elles une partition?  à quoi servent ces chants? comment les étudier? que nous apporte l'étude de ces chants?  



Baleine et son petit

© Globice

lundi 30 juillet 2009
17h

Gratuit, uniquement
sur réservation

Rencontres et techniques d'approche des baleines à bosse
animée par Eric Lamblin de l'association Globice 

La saison des baleines a vraiment commencé !  
Ces mammifères sauvages tolèrent la présence de l'homme à condition toutefois que ce dernier se montre respectueux des phases d'approche et d'observation. Une bonne connaissance de l'animal est nécessaire pour connaître et interpréter son comportement mais également anticiper ses réactions. Quels sont les différents comportements de la baleine à bosse ? Comment les interpréter ? 
Quelles sont les techniques d'approche à adopter pour faire de ces rencontres des moments d'exception? 



Baleine et plongeur

© H. Sauvignet

lundi 8 juin 2009
18h

Gratuit, uniquement
sur réservation

Les baleines à bosses :
nos invités pour l'hiver
animée par l'association Globice
dans le cadre de la Journée Mondiale de l'Océan

Les baleines ont été très nombreuses à fréquenter les eaux réunionnaises en 2008. Au dire des scientifiques, il s’agit d’une année exceptionnelle ! Comment l’association Globice explique-t-elle ce phénomène ? Les études menées ont-elles permis d’approfondir les connaissances sur ces cétacés ? Les menaces pesant sur eux ont-elles évoluées ? Comment parvenir à les protéger au mieux ?


© CSAL plongée

mardi 13 janvier 2009
18h

Gratuit, uniquement
sur réservation

La photo-identification pour «ficher»
et suivre les tortues marines
Claire Jean, chargée de mission à Kélonia

La photo-identification peut être une alternative aux méthodes «classiques» de marquage-relecture utilisant des bagues numérotées pour l’identification des tortues marines et l’étude de leur fidélité aux sites d’alimentation ou de ponte. Cette technique peut être utilisée en complément des méthodes de marquage courantes pour palier aux éventuelles pertes de bagues. Mais il s’agit surtout d’une méthode particulièrement intéressante quand les tortues marines ne sont pas accessibles et ne peuvent être baguées. C’est le cas à la Réunion où les pontes restent encore peu fréquentes, malgré plusieurs recensements ces 5 dernières années, alors que les observations marines en plongée, bateau, ou ULM sont croissantes sur nos côtes.

Cette technique développée par Kélonia, est basée sur l’utilisation des photos sous-marines des profils (droit et gauche) de tête des tortues marines, et consiste à analyser le nombre et la forme des écailles qui sont propres à chaque tortue et ne changent pas au cours de leur croissance. On peut alors les utiliser pour identifier individuellement les tortues, de la même manière que les empreintes digitales chez l’homme. Une base de données a été créée pour conserver ces photos et les traduire en code d’identification. Le croisement des données nouvelles avec celles de la base permet de rechercher d’éventuelles observations antérieures pour chaque tortue.

Grâce à la participation des plongeurs et photographes sous-marins, un grand nombre de photos de profils peuvent être collectées tout au long de l’année et sur divers sites de l’île. À ce jour, près de 40 tortues ont été identifiées à la Réunion, et certaines ont même été observées à plusieurs reprises.


Moheli


mardi 22 juillet 2008
15h15 à 16h45

Gratuit, uniquement
sur réservation

Mohéli: L'île nature
Matrafi Hamadi Abdallah, Anrafoudine Hamza et Daan Ouni M'Soili, membres de L'ADSEI (Association pour le développement socio-économique d'Itsamia)

En 2000, Kélonia et l’Association pour le Développement socio-économique d’Itsamia (l'ADSEI) se sont jumelés pour assurer la conservation des tortues marines et de leurs habitats à travers un programme de suivi scientifique et d’éducation à l’environnement. Quels sont les missions de l'ADSEI ? Comment s'organisent-elles dans un contexte de mise en valeur de l’environnement naturel, en intégrant les populations locales et leur culture?


© Éric Lamblin


corail

© Vie Océane


samedi 7 juin 2008
14h30 à 16h45

Gratuit, uniquement
sur réservation

Journées Mondiales
de l’Océan 2008


14h30
Les coraux, des nanopromoteurs de richesse
(Vie Océane, Florence Trentin).
Les récifs coralliens sont des reliefs vivants qui se dressent grâce à la magie de la vie des coraux dans les eaux tropicales transparentes. Source de diversité, de richesse, ils sont une ressource économique pour l'Homme qui doit promouvoir leur gestion durable.


15h15
Les baleines à bosse, nos invités de l’hiver
(GLOBICE)
Les baleines à bosses sont nombreuses à croiser dans les eaux réunionnaises de juin à octobre. Les études menées par l’association Globice ont permis d’approfondir les connaissances sur ces cétacés. Qui sont-ils vraiment ? Quelles sont les menaces qui pèsent sur eux ? Comment parvenir à les protéger au mieux notamment dans le cadre de la réserve marine qui vient de se créer à la Réunion.




16h00
Présentation de la Réserve Naturelle Marine
(Parc Marin de la Réunion, Emmanuel Tessier)
« Les récifs coralliens de la Réunion regroupent d’une biodiversité parmi les plus remarquables de l’outre-mer français ». En 2007, dans le but de préserver ces espaces largement menacés, la Réserve Naturelle Marine est créée. Comment fonctionne t’elle ? quels en sont les limites ? Quelle est la réglementation et comment est-elle appliquée ?




16h45
Le réseau des aires marines protégées de la COI
(COI, Mr Ratsimbazafy, chef du projet réseau des AMP)
Les îles de l’Océan Indien occidental (Comores, Madagascar, Maurice, Réunion et Seychelles) présentent des écosystèmes marins et côtiers d’une grande diversité biologique et d’une forte productivité, qui abritent des espèces menacées et contribuent aux revenus des populations côtières. Les menaces qui pèsent sur ces écosystèmes sont élevées. Elles sont liées aux activités humaines ou aux évolutions naturelles ou globales. Face à ces dangers, les pays de la région ont créé 26 aires marines protégées (AMP).




© Ka.Ty Deslandes


mercredi 16 avril 2008
15h15 à 16h45

Gratuit, uniquement
sur réservation

Rencontre autour de l'exposition
"Entre vagues et rivages"
Ka.Ty DESLANDES, artiste peintre

L'artiste peintre Ka.Ty Deslandes présente ses oeuvres et son film tourné à Mayotte (rituel artistique en hommage aux tortues). Un regard artistique sur la beauté des paysages qui nous entourent et la nécessité de produire et consommer durablement pour les préserver. Cette conférence s'inscrit dans le cadre de la présentation de l'exposition «Entre vagues et rivages» qui se déroule du 2 avril au 1er mai dans le hall de Kélonia.


Tortue sur la plage

© Kélonia

samedi 5 avril 2008
10h00

Gratuit, uniquement
sur réservation

Les tortues marines :
support de l'écotourisme

Pierre Stéfanica, Directeur de l’hôtel Le Jardin Maoré à Mayotte. Ignace Vandry, Représentant de l’hôtel Iranja Lodge, Legacy Hôtel à Madagascar

Cette conférence a pour but de sensibiliser le grand public et les professionnels du tourisme local au Tourisme Durable, en animant un débat après présentation de structures hôtelières de la zone sud-ouest de l’océan Indien ayant souhaité intégrer ce concept.

Localisées dans un environnement riche et préservé, celles-ci ont opté pour la mise en valeur de l’environnement naturel, en intégrant les populations locales et leur culture. Y sont-elles parvenues ? Quels sont les contraintes et les défis à relever ?

Cette forme de voyage responsable qui s’appuie sur un environnement naturel exceptionnel et la présence d’animaux emblématiques (les tortues marines), s’inscrit-il dans une pratique de consommation durable ?


Iloha, La Réunion

© Hotel Iloha

samedi 5 avril 2008
10h00

Gratuit, uniquement
sur réservation

Vers un tourisme durable à La Réunion

Pierre-Yves Caillaud, Directeur de l’hôtel Iloha de saint-Leu. M. Manson, Directeur  de l’hôtel Palm Hôtel & SPA de Grand-Anse.

L’intégration des structures touristiques dans leur environnement naturel social et culturel a motivé la création de deux structures hôtelières à Saint-Leu et Grande Anse. Dans un contexte de concurrence internationale exacerbée, quels produits développer à La Réunion pour proposer une offre attractive et en faisant la promotion d’un touriste durable. Appuyés par les exemples de l’hôtel Iloha à Saint-leu et de l’hôtel Palm Hôtel & SPA de Grand-Anse, nous prendrons pleinement conscience des efforts réalisés dans ce domaine et des difficultés auxquelles sont confrontés les hôteliers.


Balise sur une tortue marine

© Charlotte Girard

mardi 13 novembre 2007
15h15

Gratuit, uniquement
sur réservation

Les tortues marines :
d'étonnantes navigatrices

Charlotte Girard, docteur en biologie marine


Les tortues marines, espèces emblématiques du monde marin, sont connues pour leurs surprenantes capacités de navigation. Dès leur émergence, elles trouvent la direction de l'océan puis nagent du large, où elles resteront plusieurs années. Adultes, elles parcourent des centaines voire des milliers de kilomètres entre leur zone d’alimentation et leur plage de ponte afin de se reproduire. Comment les tortues s'orientent-elles ? Quelles informations utilisent-elles ? Pour tenter de répondre à ces questions, des scientifiques étudient leurs migrations naturelles et réalisent des expériences en bassin, ou en milieu naturel.



© Laurent Beche

mercredi 7 novembre 2007
15h15

Gratuit, uniquement
sur réservation

Trésor des tortues : le retour ...

M. Guy Lebrun, ancien directeur de la Ferme C.O.R.A.I.L


Au travers des péripéties de la naissance et du développement de la ferme CORAIL, relatées à l’aide de nombreux documents par son fondateur Guy Lebrun, le regard qu’il porte sur plus de trente années écoulées raconte l’évolution de nos sensibilités et de nos comportements vis-à-vis des tortue marines, et plus largement, de notre milieu naturel. Les difficultés scientifiques et techniques surmontées, les combats incertains menés au plan international permettent aujourd’hui à La Réunion de renouer une relation historique avec ses tortues : celles-ci reviennent pondre devant les bassins de Kélonia après plus d’un siècle d’absence, justifiant le rôle précurseur joué par notre île en terme de restauration de la biodiversité et de développement durable. Face aux dangers qui pèsent sur l’évolution naturelle de notre planète, l’histoire de nos tortues figure dès lors un modèle écologique crédible de gestion d’une espèce menacée, emblématique au plan mondial. Par ce résultat, qui récompense les efforts et sacrifices consentis depuis 1972, La Réunion retrouve le trésor originel de ses tortues de mer …


M. Bernard Bonnet,
Docteur en Océanographie, universitaire retraité,
ancien directeur du Laboratoire d'Ecophysiologie
de la Faculté des Sciences et ancien expert
“Tortues marines” auprès de l'IUCN.


Bernard Bonnet évoquera le rôle qu' il a joué en tant que scientifique universitaire spécialiste de tortues marines (durant toute la période de conception,de création puis d'activité de C.O.R.A.I.L, et ce jusqu'en 1988) comme consultant de l'entreprise et des instances publiques locales (préfecture, administration des Îles éparses), nationales (Ministèresde l'Environnement etdes DOM-TOM), européennes (Commission environnement) et internationales (CITES, IUCN, ONG, Becko Association Japan). Il témoignera également des travaux menés par les chercheurs du laboratoire qu'il dirigeait alors, en resituant les problématiques et les résultats scientifiques dans le contexte de "l'époque". Il expliquera sa perception de la vision "politique" ayant prévalu au fil des années, localement et internationalement, en matière de conservation des espèces et d'activités économiques de pêche, de ranching et de farming. Puis, tentera de mesurer l'impact des choix successifs qui auront été faits jusqu'à ce jour vis à vis des tortues marines, localement, régionalement et internationalement.



© Valérie Lilette

24 octobre 2007
15h15

Gratuit, uniquement
sur réservation

Réussite et échec des projets
de protection de la tortue marine
dans le sud-ouest de l’océan Indien.

Etude de cas de deux villages : Itsamia (île de Mohéli, Comores) et Anakao (Sud-Ouest de Madagascar).

Par Valérie Lilette, Doctorante à l'université de La Réunion


La réussite ou l’échec de la conservation de la tortue marine, espèce protégée, ne peut se comprendre qu’à travers l’analyse des processus de convergence et de divergence qui s’opèrent entre les «acteurs de la conservation» et les «acteurs locaux». Les nouvelles réglementations et la valorisation touristique tentent de s’opposer à la commercialisation et la consommation de cette espèce. Une étude de la place symbolique et matérielle de la tortue dans ces sociétés différentes nous aide à comprendre l’adhésion ou non à ces projets, souvent enjeux d’affirmations identitaires et territoriales


Tortue verte à Mayotte
© Katia Ballorain




Tortues marines de Guyane
© Jean-Yves Georges

mercredi 10 octobre 2007
15h15

Gratuit, uniquement
sur réservation

Tortues vertes
et herbiers marins à Mayotte

Katia Ballorain, doctorante à l'Université de La Réunion


Le projet a pour but de comprendre une partie de la dynamique de la biodiversité marine de la région du Sud-Ouest de l’Océan Indien et d’en prédire les changements au regard du comportement des grands vertébrés marins telles que les tortues marines.
Les tortues marines sont soumises à la forte contrainte de venir régulièrement se reproduire à terre en des lieux distants de leurs sites d'alimentation. Ainsi, la qualité et la fréquence de leur reproduction repose exclusivement sur les réserves énergétiques préalablement constituées sur les sites d'alimentation. Toutefois, le comportement alimentaire en conditions naturelles est peu documenté chez les tortues marines car les sites d’alimentation sont pour la plupart inconnus ou difficiles d’accès.
La tortue verte, seule espèce de tortues marines herbivore au stade adulte, se nourrit sur des herbiers de phanérogames et sur des taches d’algues marines, qui constituent des écosystèmes marins relativement accessibles et des milieux à forte productivité et diversité biologique. Le système « tortue verte-herbier/alguier » est ainsi le seul modèle qui permette une étude quantitative du comportement alimentaire chez les tortues marines.
A partir d’une population de tortues vertes s’alimentant sur un herbier marin de Mayotte, l’étude vise à répondre aux questions suivantes : quels sont leurs besoins alimentaires ? comment y répondent-elles en fonction de la disponibilité du milieu ? et quelles sont les conséquences sur le milieu ?
Il s’agit, au terme de l’étude, d’apporter une base scientifique forte pour la mise en place de stratégies de conservation de ces écosystèmes littoraux.




Les tortues marines de Guyane

Jean-yves Georges,
chargé de recherche au CNRS de Strasbourg


La compréhension des impacts du changement global et des activités humaines sur la biodiversité passe par celle de la manière dont les organismes s’adaptent à leur environnement changeant et des limites des processus adaptatifs. Cette démarche est confrontée à de lourdes contraintes,compte tenu que la biodiversité ne peut être étudiée dans son ensemble, que l’environnement influence les organismes par des réseaux trophiques complexes, et que dans certains cas, comme les écosystèmes marins, les conditions d’accès sont limitées. Ici, nous présenterons le c as d’un grand vertébré marin, la tortue luth, qui opère sous l’influence quasi-directe des conditions physiques puisqu’elle se nourrit en haut d’une chaîne trophique courte centrée sur le plancton gélatineux, dont les populations sont supposées proliférer du fait du réchauffement climatique. Toutefois, la tortue luth est considérée en danger critique d’extinction à l’échelle globale, du fait de prises accidentelles massives par les pêcheries internationales, et est considérée, comme tel, comme un ambassadeur pour la conservation de la biodiversité. Nous présenterons ici comment des tortues luth nidifiant en Guyane étudiées par télédétection spatiale se dispersent dans tout l’Atlantique Nord et comment elles se comportent face aux conditions environnementales qu’elles rencontrent, afin de comprendre la nature des interactions avec les activités humaines et identifier des moyens d’y remédier.



© Hendrik Sauvignet


samedi 15 septembre 2007
15h15

Gratuit, uniquement
sur réservation

Les matériaux naturels protégés
Pierre Chevalier, directeur de la SEMA


Mr Pierre Chevalier Directeur de la SEMA (Société d'Encouragement Aux Métiers d'Art) accompagné des représentants de l'association des écaillistes de La Réunion présenteront les problèmes que posent la règlementation sur les matériaux naturels protégés pour le développement des métiers d'art, en s'appuyant sur des exemples concrets comme celui de la filière écaille à la Réunion. Cette conférence s'intègre dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine qui ont pour thème "les métiers du patrimoine".


Pour plus d'information concernant la SEMA :
www.metiersdart-artisanat.com


Tortue caouanne


22 août 2007
15h15

Débat, puis projection du film de Rémy Tezier : "Au pays de la tortue luth"

Gratuit, uniquement
sur réservation

Les tortues luths et caouannes
du Kwazulu-Natal (Afrique du Sud)
Georges Hugues et Jeff Gaisford du Ezemvelo KZN wildlife

Les tortues luths sont les plus grandes tortues marines actuelles, elles peuvent atteindre 800kg. Ce sont aussi parmi les plus rares et les plus mystérieuses, car elles vivent au large et peuvent plonger jusqu’à 1000m de profondeur. Sur les plages du Maputaland, dans la province sud-africaine du Kwazulu-Natal la plus importante colonie de tortue luth du Sud Ouest de l’océan et les tortues caouannes,viennent pondre chaque été austral. Depuis plus de 30 ans, ces tortues font l’objet d’un programme d’étude et de conservation du Ezemvelo KZN Wildlife. George Hughes (initiateur de ces programmes) et Jeff Gaisford (responsable communication de Ezemvelo KZNwildlife) présentent les résultats de ce programme et expliquent ce que la présence des tortues apporte au niveau économique et social dans cette région d’Afrique du Sud.


26 juin 2007
15h

Gratuit sur réservation

Utilisation des Systèmes d’Information Géographique (SIG) pour la conservation des tortues marines
Claire Jean, chargée de mission

Les Systèmes d’Information Géographique (SIG) sont de plus en plus intégrés dans les programmes de recherche et de gestion sur les tortues marines. Ils permettent la spatialisation des données relatives à leur biologie et à leur habitat. La mise en oeuvre de cet outil contribuera à un partage aisé de l’information pour une meilleure valorisation des données collectées et une amélioration des stratégies de gestion et de conservation pour ces espèces.


© Hendrik Sauvignet

17 juillet 2007
15h

Gratuit sur réservation

Les tortues marines des îles Eparses
Stéphane Ciccione (Kélonia), Jérôme Bourjea (Ifremer)

Les îles éparses gérées par les TAAFS, sont des réserves naturelles et font l'objet d'un programme d'étude des tortues marines mené par l'Ifremer depuis 1975. Ces études,auxquelles s'est associé Kelonia ces dernières années, montrent que ces îles constituent des sanctuaires extraordinaires pour les tortues de mer. Chaque mission sur ces îles apportent des informations nouvelles sur leur biologie


Les 24 et 25 mars 2007
de 15h30 à 17h30

Gratuit sur réservation

La protection de la faune
marine à La Réunion
Globice, Vie Océane, Parc marin, Kélonia

La faune marine à La Réunion est particulièrement riche, mais elle est aussi très menacée. Quels sont les enjeux de sa préservation ? Qui en sont les acteurs ? Quels sont les moyens mis en oeuvre ?


2007 © Kélonia, l’observatoire des tortues marines
Saint-Leu, île de La Réunion - France